Why Do We Still Need Sexual Violence Awareness Month?

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Français à suivre…

May is Sexual Violence Awareness Month.

But why do we need still Sexual Violence Awareness Month?

Short answer – sexual assault is still a reality. It still happens in our community.

The long answer is a bit more complicated.

One in three women and one is six men will experience sexual violence sometime in their lives.

This number has stayed the same for many years. Too many years.

Sexual assault isn’t a concern for just one group of people. All people in our community should be involved in ending violence.

There is no typical survivor of sexual assault. This is violence that doesn’t discriminate against class, education level, immigration or citizenship status, language, religion, culture.

When we talk about sexual violence it can include rape, incest, sexual harassment, childhood sexual abuse, date rape, ritual abuse, and online sexual assault or harassment.

It’s important to get consent before any sexual activity, to make sure that your partner really wants to be there. But most folks engaging in any kind of sexual activity – from kissing to penetrative sex – never ask for consent. It’s not a cultural norm yet. But folks should know that any sexual activity without consent is sexual assault.

Our experience when doing workshops in our community – in schools, churches, workplaces, community groups – is that there is a lot of fear and apprehension about asking for consent. Especially with youth there is often no sexual vocabulary (knowing the words for what you would like to ask for) or role models in media (characters in movie and TV shows asking for consent before getting it on).

This sends folks very confusing messages. How are folks supposed to magically gain this skill of asking for consent?

In our work, we run into people that think that since we’ve been talking about the issue of sexual violence in our communities for over forty years that that also means that we’ve ended the need to talk about the issue. Yet many folks don’t know that:

  • until 1983 it was legal for a husband to rape his wife in Canada
  • the majority of adult survivors (87%) are women
  • majority of perpetrators (99%) are men, but most men will never commit sexual assault
  • stranger danger is a myth – most survivors know the person who assaulted them
  • less than 10% of survivors report the crime to the police
  • the overwhelming majority of men who are sexually assaulted were children when the assault happened
  • most perpetrators of childhood sexual assault are heterosexual men
  • women don’t ask to be sexually assaulted by what they wear

It can be disheartening to be confronting the same myths year after year.

But there is awesome work being done both in Hamilton and across Ontario.

Survivors overwhelmingly experience victim blaming or shame and need someone non-judgmental to offer listening, support and advocacy.

These are essential services.

It feels like a big job – preventing sexual assault, but as public educators we get creative! We use workshops, conversations, social media and presentations to create dialogue about how every person in Hamilton can be involved in the movement to end violence.

Draw the Line is an Ontario-wide campaign to challenge folk’s perceptions about what is sexual violence. One situation asks “Your sister tells you her husband made her have sex last night. Do you change the subject?”

800x600This situation is an important question because friends and family have a massive role in support survivors. Most survivors never tell a professional about the abuse. For a friend to listen kindly, believe them and offer resources and support can be revolutionary and have a huge impact on that survivor’s life.

The Draw the Line campaign is different and innovative because instead of just being focused just on folks who might experience sexual assault it is aimed at everyone in our community. It asks us “What will you do to prevent sexual assault?”

This is an important question. A question that we all need to ask ourselves.

 

Espérance Ngendandumwe is the Public Education and Outreach Worker at Centre de santé communautaire Hamilton/Niagara – www.cschn.ca. She can be reached at – Esperance.Ngendandumwe@cschn.ca

Erin Crickett is the Public Education Coordinator at SACHA – Sexual Assault Centre (Hamilton & Area) – http://www.sacha.ca. She can be reached at erin@sacha.ca.

Both Espérance and Erin sit on the Public Awareness and Education committee off the Woman Abuse Working Group – a coalition of over twenty Hamilton organizations working to support survivors of violence. Visit wawg.ca for resources available to survivors of violence and Sexual Violence Awareness Month events.

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Mai est le mois de la sensibilisation contre la violence à caractère sexuel.

Mais, avons-nous réellement besoin de cette sensibilisation?

En peu de mots, oui car la violence à caractère sexuel est encore une réalité.

Une réponse plus élaborée est un peu plus complexe.

La violence à caractère sexuel reste présente dans notre société. Une femme sur trois et un homme sur six* vivront une forme ou une autre de violence à caractère sexuel au cours de leurs vies.

Ces statistiques sont restées inchangées depuis longtemps, trop longtemps.

Cette violence ne touche pas qu’un groupe donné d’individus. Elle nous concerne tous.

Toute la société devrait s’engager à mettre fin à la violence.

Il n’existe pas de profil typique de survivantes de violence à caractère sexuel.

Cette violence peut toucher tout le monde quelque soit la classe socio-économique, le niveau d’éducation, le statut d’immigration ou de citoyenneté, la langue, la religion, la culture, etc.

La violence à caractère sexuel existe sous différentes formes: viol, inceste, harcèlement sexuel, abus sexuel durant l’enfance, viol dans les fréquentations, abus rituel, cyber harcèlement ou cyber intimidation.

Il est essentiel d’obtenir le consentement de son partenaire avant de s’engager dans tout acte de nature sexuelle, de s’assurer que son partenaire a réellement le même désir de participer.

Mais en réalité, pour la plupart des individus qui entreprennent une activité sexuelle – du baiser au rapport sexuel – la question du consentement n’est jamais abordée.

Ce n’est pas encore une pratique courante.

Toutefois, nous devrions tous savoir que tout acte de nature sexuelle entrepris sans consentement est une agression à caractère sexuel.

Selon l’expérience vécue lorsque nous tenons des ateliers dans notre communauté et quelque soit les groupes d’âge ou les différentes communautés multiculturelles auxquels nous nous adressons, il existe beaucoup de réticence et d’appréhension en ce qui concerne le fait de demander le consentement. Ceci est particulièrement plus compliqué pour les jeunes, vu que le vocabulaire sexuel est souvent inexistant (connaître les mots à utiliser pour exprimer ses intentions) et que les modèles servant d’inspiration dans les média (personnages dans les films et les émissions de télévision qui demandent le consentement avant tout acte sexuel) sont rares ou presque inexistants.

Les jeunes reçoivent, de ces média, des messages qui créent plutôt de la confusion. Comment peuvent-ils acquérir ces compétences pour demander le consentement?

Dans notre expérience de travail, nous rencontrons des personnes qui pensent que puisque la problématique de la violence à caractère sexuel a été débattue dans la société canadienne depuis plus de 40 ans, il n’est plus nécessaire d’en parler. Pourtant beaucoup de personnes ne savent pas que :

  • jusqu’en 1983 il était légal pour un mari de violer son épouse au Canada
  • la majorité des survivants adultes (87%) sont des femmes*
  • la majorité des agresseurs (98%) sont des hommes*, toutefois la majorité des hommes ne commettront jamais une agression à caractère sexuel
  • le viol par un inconnu est un mythe – la plupart des survivants connaissent la personne qui les a agressées
  • moins de 10% des survivantes rapporte le crime à la police*
  • la grande majorité des hommes victimes d’agression à caractère sexuel l’ont été durant l’enfance
  • la plupart des agresseurs qui abusent sexuellement les enfants sont des hommes hétérosexuels
  • les femmes ne cherchent pas à être sexuellement agressées par leurs façons de s’habiller

Faire face aux mêmes mythes, année après année, peut être décourageant.

Cependant un travail impressionnant est en train d’être accompli que ce soit à Hamilton ou à travers la province de l’Ontario.

Les survivantes sont extrêmement submergées par des sentiments de culpabilité et de honte. Elles ont besoin d’une personne qui ne porte pas de jugement, qui leur offre de l’écoute, du soutien et défend leur cause.

Ceci leur est disponible grâce aux services de soutien personnalisé et confidentiel offerts dans la communauté.

Le travail de prévention des agressions à caractère sexuel peut sembler être énorme. Pour être en mesure de l’accomplir nous faisons recours à beaucoup de créativité quant à l’éducation publique! Nous utilisons des ateliers, des groupes de conversation, les media sociaux et des présentations pour promouvoir les réflexions sur la manière pour toute personne de Hamilton de s’engager dans l’éradication de la violence à caractère sexuel.

La campagne Traçons les limites (www.tracons-les-limites.ca) est une campagne provinciale et bilingue de prévention de la violence à caractère sexuel. Elle a pour but d’engager le dialogue, défaire les mythes sur la violence à caractère sexuel et informer sur les façons d’intervenir efficacement en toute sécurité.

Une des questions de discussion peut être « Ta sœur te confie qu’hier son mari a exigé d’avoir une relation sexuelle? » Changes-tu de sujet?

800x600Il est important d’avoir ce genre de discussion car les amis et la famille jouent un rôle important de soutien aux survivantes d’agression. La plupart des survivantes ne se confient pas aux professionnels pour leur parler de l’abus. Avoir une amie ou un ami en qui se confier, qui prend le temps de t’écouter, qui te croit, qui t’offre du soutien et t’informe des ressources disponibles est extrêmement important et a un impact considérable dans la vie d’une survivante.

La campagne Traçons les limites est différente et innovatrice car, au lieu de se concentrer sur les personnes qui ont été victimes de violence à caractère sexuel, elle cible tout le monde dans la communauté. Elle nous pose cette question « Que ferais-tu pour prévenir une agression à caractère sexuel? »

C’est une question importante. Une question essentielle que nous devons tous nous poser.

Espérance Ngendandumwe est intervenante en prévention et sensibilisation en matière d’abus au Centre de santé communautaire Hamilton/Niagara – www.cschn.ca. Elle peut être contactée à l’ adresse suivante – esperance.ngendandumwe@cschn.ca

Erin Crickett est coordinatrice en éducation publique à SACHA – Sexual Assault Centre (Hamilton & Area) – www.sacha.ca. Elle peut être contactée à l’ adresse suivante – erin@sacha.ca

Espérance et Erin siègent dans le comité de sensibilisation et éducation publique au sein de Woman Abuse Working Group – une coalition qui regroupe plus de vingt organismes de Hamilton qui oeuvrent ensemble pour soutenir les survivantes de violence.             Visitez www.wawg.ca pour plus d’information sur les ressources disponibles aux survivantes de violence et sur les activités organisées dans le cadre du mois de sensibilisation contre la violence à caractère sexuel.

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